
Sans oublier Nancy Sinatra & Lee Hazlewood, Dan John et Tracee Mae Miller (Blanche), les Raveonettes ou Dean (Wareham) & Britta (Phillips). Si, justement, vous fondez pour ces derniers, vous êtes déjà tombés amoureux d’In Camera, le premier album d’Arthur & Yu, même si vous ne le savez pas encore.
Nés Grant Olsen et Sonya Westcott (Arthur & Yu sont leurs surnom de mômes), ces deux résidents de Seattle se sont prosaïquement rencontrés sur Craigslist, mais leurs voix – un peu métallique pour lui, troublante dans sa légère maladresse pour elle - s’enlacent comme celles d’Everly Brother & Sister (incestueux ?) biberonnés au Velvet du troisième album et aux refrains immémoriaux du folk appalachien. Enregistrés dans le living-room de Grant Olsen, sur un Mac Mini (« et sans plug-in vintage », aiment-ils à plaisanter), ces dix morceaux d’une constante qualité d’écriture, conçus comme des maquettes, sont publiés tels quels par Hardly Art, le nouveau sous-label de Sub Pop. Sans une note de trop, mais avec sans cesse de petites trouvailles (xylophone discret, clavier limite subliminal). Et un charme fou.
Si l’été finissant et les premières atteintes de l’automne déteignent sur votre météo intime, si la rentrée réveillent en vous la nostalgie et les chagrins de l’enfance, In Camera est fait pour vous.
Photo © Greg Lutze/Hardly Art

http://hardlyart.com/arthur_yu.html
http://www.myspace.com/arthurandyu
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