
Ça pourrait être agaçant, oui. Sauf qu'il suffit d'une écoute de Ghost Train Tragedy pour balayer toute réticence. Moins roots et nature que New Grids, ce deuxième album est avant tout un grand disque de rock. Tout court. Torturé, sur lequel planent l'ombre de la mort et des amours impossibles. Et riche, ô combien ! Que Coming Soon compte dans ses rangs cinq songwriters et chanteurs, qui se complètent et se répondent sans jamais se marcher sur les pieds, y est bien sûr pour beaucoup. L'émulation est réelle, la sélection impitoyable. Et la seule fille du groupe pourrait bien être son arme secrète, par son apport décisif en couleurs, à la clarinette, la flûte, le xylophone ou au marimba. Un peu comme Brian Jones, oui.
D'un titre à l'autre, on passe d'un quasi-tango ("Don't Sell Me To The French") à des ballades qui semblent prolonger le Coney Island Baby de Lou Reed ("Minor Keys" et plus encore "Wild Catch"), d'un rock conjuguant les harmonies de "Under My Thumb" et basse disco ("Moonchild") à une ritournelle (pseudo ?) innocente, pour finir sur une reprise de Wave Pictures en chorale, façon hymne baptiste sorti du fond des âges.

Non, Coming Soon n'a décidément rien d'une bande de premiers de la classe. Juste une classe folle. Et un univers qui ne cesse de s'affirmer.
1 commentaire:
Nice stuff really ? J'écoute lundi c promis … T'es convaincant pour le moins.
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