
On le sait, de plus en plus souvent, c’est grâce à Hollywood (version grand ou petit écran) que des musiciens que l’on croyait voués à l’underground (par choix, tempérament ou incurie des majors, plus promptes à pointer le téléchargement que leur frilosité ou leur incapacité chronique à reconnaître les vrais talents) se retrouvent à toucher le public mainstream (ou à payer leur loyer, comme Mr E. de Eels, avec la franchise Shrek et autres blockbusters). Ça peut ne durer qu’un moment, avant qu’ils ne redeviennent cultes et retrouvent leurs fans de toujours (Jonathan Richman, chœur antique de Mary à tout prix), ou faire un vrai tremplin (The Shins, via Garden State).

Inutile de dire qu’une telle nouvelle me remplit d’allégresse (ce n’est pas par hasard si ce blog a été inauguré par le compte-rendu de son dernier concert parisien). Kimya superstar ? C’est trop drôle et évident à la fois. De quoi croire que parfois, la vertu est récompensée, qu’il y a une justice dans ce bas monde. Après tout, il est difficile de faire plus simple, direct et touchant que Kimya. Il ne lui manquait guère que d’être entendue (littéralement) pour pouvoir atteindre tout le monde, le facteur, les emo kids, les golden boys, vous qui me lisez, j’espère – à condition, c’est vrai, d’être anglophone.
Je ne suis pas certain que ce succès de masse soit appelé à durer. Mais que la plus adorable des plantereuses antifolksingeuses black tatouées (une catégorie peu représentée) puisse un jour faire la nique aux bimbos R&B et à la variété tiroir-caisse, ça se savoure.
http://www.myspace.com/antsypantskids
http://www.myspace.com/kimyadawson
http://www.kimyadawson.com

1 commentaire:
Kymia rocks.
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